Livres - Questions sur les Dys - Des réponses - A. Pouhet

Publié le par ANAE

Livres - Questions sur les Dys - Des réponses - A. Pouhet

Questions sur les Dys - Des réponses

Par le Docteur Alain Pouhet

Editions Tom Pousse

Les sciences cognitives étudient les structures et les activités psychologiques dont la fonction est la connaissance. Dans le domaine scolaire, la neuropsychologie cognitive s’attache à cerner les processus mentaux mis en jeux dans les tâches d’apprentissage en situation typique1 et en cas d’anomalies, de dysfonctionnements.

En médecine le préfixe dys- indique un dysfonctionnement primitif, intervenant d’emblée, à différencier du préfixe a- (« pas » ou « sans »), faisant référence à la perte de quelque chose d’acquis. L’aphasie représente la perte secondaire du langage oral acquis ; la dysphasie l’anomalie primaire du développement du langage. « Dys- » s’applique donc précisément à la situation de troubles d’apprentissages liés à une défaillance apparue lors du développement (développementale) d’une fonction cognitive. Mais « dys- » renvoie aussi à la notion de « spécificité ».

En situation de troubles spécifiques des apprentissages, les difficultés observées doivent être graves et durables. Lors des évaluations, les résultats de l’élève dys- relèvent des 2 à 5 % les plus faibles dans les domaines considérés. Cette situation, « spécifique », exclut : • tout autre mécanisme causal : sensoriel, moteur, neurologique ou encore la déficience intellectuelle2 (la déficience mentale constitue un trouble cognitif global, pouvant, à lui seul, expliquer l’entièreté ou l’intensité des troubles).

1. Typique est préférable à normal qui réfère à une norme.

2. Les fonctions de raisonnement ne sont pas déficitaires chez les dys- pour lesquels il convient donc de montrer que l’intelligence « générale » (évaluée par les subtests dits de facteur g dans les batteries psychométriques) est préservée.

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