Colloque - Eduquer à l'empathie : où en sommes-nous ? - 19-21 mai 2017

Publié le par ANAE

1er colloque international

 

« Eduquer à l’empathie :

où en sommes-nous ? »

 

19, 20 et 21 mai 2017 – Le Mans

 

De nombreux spécialistes se rencontreront à l’université du Maine (Le Mans) pour partager avec un large public les dernières avancées de leurs travaux sur l’éducation à l’empathie.

 

En présence de

Nicole Catheline - Daniel Favre - Jacques Lecomte - Simon Surguladze et Serge Tisseron

 

 

 

 

Les grands thèmes qui seront abordés :

 

· Education à la démocratie, éthique et citoyenneté

· Neurosciences et empathie

· Education à l’empathie par le corps

· Lutte contre le harcèlement et les violences scolaires

· Processus émotionnels et empathie

 

Ce colloque volontairement très ouvert, s’adresse aux chercheurs de tout horizon disciplinaire, aux enseignants, aux acteurs éducatifs et à toutes les personnes qui s’interrogent sur ce que éduquer à l’empathie veut dire et peut apporter.

 

Vous pouvez accéder dès à présent à toutes les informations sur cet évènement international et vous inscrire sur le site Internet : https://lnkd.in/dZMRY45.

 

Toute l’équipe du comité d’organisation sont à votre disposition pour répondre à vos questions.

 

Venez nombreux !

 

N’hésitez pas à nous contacter à cette adresse : empathie2017@univ-lemans.fr

Ce colloque international, organisé dans le cadre du programme Enjeu[x][1], propose de partager les approches et les outils utilisés pour éduquer à l’empathie. Ce sera également l’occasion d’interroger la façon dont les effets d’une telle éducation sont évalués, ce qui nécessite un retour sur les fondements épistémologiques de cette notion afin de mieux comprendre, d’une part, pourquoi elle est devenue aussi populaire au cours des deux dernières décennies et, d’autre part, quelles sont les questions éducatives et sociétales auxquelles elle peut répondre.

Depuis les années 90, l’empathie a progressivement fait son entrée dans le champ de l’éducation. Intégrée aux programmes scolaires dès 2005 au Royaume-Uni, elle fait l’objet d’un enseignement spécifique visant le développement de l’intelligence émotionnelle sur le modèle de Goleman (1995). Au Canada, un programme appelé « Racines d’empathie », fondé en 1995, a déjà touché plus de deux cent mille élèves ; il s’étend aujourd’hui dans de nombreux autres pays. Des initiatives se développent au travers d’associations privées comme Oxfam qui propose des ressources pédagogiques pour développer l’empathie considérée comme la clé d’une citoyenneté équitable à l’échelle mondiale. Des programmes de l’UNESCO visent les mêmes objectifs. Citons également le puissant réseau entrepreneurial nord américain Ashoka qui développe une boîte à outils de l’empathie décrite comme une compétence indispensable pour une société collaborative, ouverte et innovante.

S’agissant de la France et de son école, une lecture des programmes révèle, aujourd’hui encore, une forte prépondérance de l’enseignement de contenus disciplinaires et de l’intelligence abstraite alors que les avancées des sciences cognitives ont montré le rôle fondamental des intelligences émotionnelle et corporelle dans le développement de la connaissance. Très peu de moyens sont alloués à la promotion de l’apprentissage social, sensoriel et affectif qui constitue pourtant l’autre grande mission de l’école. En mettant l’accent quasi exclusivement sur les connaissances et les compétences disciplinaires, cette école fait l’impasse sur l’« alphabétisation émotionnelle » dont l’empathie constitue le terreau. Pour preuve, le mot empathie a été utilisé pour la première fois seulement en 2015 dans le Socle de connaissances, de compétences et de culture comme moyen pour former la personne et le citoyen. Développer des attitudes ou un positionnement d’empathie requiert le déploiement d’approches et d’outils spécifiques s’appuyant sur l’expérience et les émotions.

La popularité de la notion d’empathie est liée à la conjoncture de plusieurs facteurs : a) les avancées des neurosciences cognitives qui révèlent que notre capacité à comprendre et accepter les autres passe non seulement par le raisonnement logique mais parallèlement par des mécanismes incorporés de résonance motrice et émotionnelle, b) les hybridations transculturelles liées à toutes les formes de migrations au niveau de la planète constituent un défi majeur en ce début de siècle : comment assumer l’ouverture à la différence sans pour autant renoncer aux exigences communes des valeurs humanistes qui fondent notre capacité à agir et vivre ensemble sur une planète dont nous avons atteint les limites géographiques.

PROGRAMME COMPLET

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